Derniers articles
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Revue
L’hirondelle – un oiseau bénéfique
Même si une hirondelle ne fait pas le printemps, cet oiseau familier est associé dans l’inconscient aux cycles de la nature mais également à la bonne fortune. En Europe, elle annonce le retour des beaux jours mais aussi les jours saints de Pâques. Pour l’auteur, elle est également associée à la rentrée des classes quand dans son village, commençaient les longs rassemblements – fort bruyants – sur les fils électriques. C’est sans doute pour cela que l’hirondelle est un des oiseaux les plus appréciés des humains et que tous les chasseurs respectent. L’oiseau, objet de divination Les superstitions et les préjugés qui sont à l’origine de la quasi-disparition du grand corbeau ou de la chouette ont protégé l’hirondelle. Autrefois les paysans pensaient qu’en détruisant un nid d’hirondelles, le lait de leurs vaches serait mêlé de sang, donc cela portait malheur. Une autre manière de dire qu’il ne faut pas…
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Revue
Beethoven, le modèle héroïque du sacrifice
« Je ne peux donc chercher un point d’appui qu’au plus profond, au plus intime de mon être ; ainsi, à l’extérieur, il n’y en a absolument aucun pour moi. […] Pauvre Beethoven, c’est toi qui dois créer tout en toi-même. » Ludwig van Beethoven Il existe peu de figures héroïques dans l’art. Souvent, nous pensons aux héros des mythes et légendes, qui nous inspirent en nous offrant des modèles de perfection, et nous incitent à des comportements et à des choix plus audacieux. Mais nous pouvons aussi nous tourner vers des personnages de l’histoire récente, artistes de surcroît, comme Ludwig Van Beethoven. Beethoven est un compositeur allemand né à Bonn en 1770 et mort à Vienne en 1827. On pourrait dire que son histoire fait déjà partie du mythe dans le monde des arts classiques, car qui ne connaît le compositeur sourd ? Celui qui a perdu le sens physique primordial…
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Revue
Nouvelle ère, science ancienne
L’auteur constate que la technologie, censée conduire l’homme vers un mieux-être, n’apporte aucune solution pour améliorer sa vie psychologique, mentale et spirituelle. On a souvent dit et écrit que nous vivons à l’ère technologique, sans oublier de souligner tous les avantages que cela implique. Toutes les activités sont systématisées ; l’informatique est omniprésente ; les machines remplacent chaque jour davantage le travail humain ; les communications réduisent les distances et le temps. Bref, nous sommes sur le point d’atteindre le paradis tant rêvé d’une journée aux nombreuses heures libres et d’une semaine avec plusieurs jours sans travail… Mais parmi les nombreux paradoxes de notre époque, s’ajoute un autre, suffisamment important pour retenir toute notre attention. Dans le monde de la technologie, on a essayé de faciliter tous les aspects de la vie matérielle, mais rien n’a été fait pour améliorer la vie psychologique, mentale et spirituelle ; ces domaines subjectifs…
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Marsile Ficin, philosophe de la Renaissance
Même si Marsile Ficin (1433-1499) ne compte pas parmi les figures les plus connues de la Renaissance italienne, les grands artistes en ayant accaparé les honneurs, son importance dans l’histoire de la philosophie et sa contribution au concept même de Renaissance sont fondamentales. Ficin fut le traducteur, rien de moins, des œuvres complètes de Platon et des Ennéades de Plotin en latin ; il traduisit également le Corpus Hermeticum, un ensemble de livres de philosophie et d’ésotérisme très anciens attribués à Thot-Hermès lui-même (1). Il a également traduit des œuvres de Porphyre, de Proclus et d’autres néoplatoniciens, ainsi que de Denys l’Aréopagite. Harmonie entre philosophie et religion Figure de proue de l’Académie platonicienne de Florence, son travail de récupération et de diffusion de la philosophie antique fut inestimable, mais ne se limita en aucun cas à une simple traduction et à une simple copie. Au contraire, Ficin s’est véritablement efforcé…
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Edgar Morin, une lumière s’est éteinte, une grande voix s’est tue
Ce vendredi 29 mai 2026 Edgar Morin nous a quitté à l’âge de 104 ans. J’adresse une pensée chaleureuse à sa famille et ses proches pour la perte d’une présence si marquante. J’ai eu l’honneur et le plaisir de rencontrer cet homme généreux et ouvert dans les années 80/90. Notre recherche anthropologique et notre intérêt commun pour Mircea Eliade nous avait permis de nous rencontrer. Il m’avait fait l’honneur de co-animer en 1987 un colloque sur « L’homme et la cité » et d’accepter par la suite des entretiens pour des publications que je dirigeais, en particulier un entretien sur la nécessité de réapprendre à dialoguer avec les mythes. J’ai été profondément marqué par son ouverture d’esprit qui le rendait curieux de tout et faisait de lui un exemple vivant de la pensée décloisonnée qu’il a promue toute sa vie, refusant de stigmatiser qui que ce soit, et cherchant, au contraire, à…
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Edgar Morin, un penseur sans frontière
C’est un grand esprit du siècle qui nous a quittés ce 29 mai 2026 à l’âge de 104 ans. Sociologue, philosophe, humaniste, reconnu dans le monde entier, Edgar Morin, docteur honoris causa de trente-huit universités à travers le monde, refusa toute sa vie l’enfermement dans une quelconque chapelle, développant au fil de sa vie une pensée décloisonnée et innovante. Connu comme le philosophe de la pensée complexe, Edgar Morin aura inlassablement tenté de faire dialoguer les savoirs, les arts, la science, la politique et la philosophie dans une démarche éclectique, en rupture avec la pensée cartésienne et réductrice. Une jeunesse engagée Il fut un homme engagé même s’il refusait ce terme préférant se dire « voué à une cause » (1). Il écrit dans Un siècle de vie : « Ma culture humaniste m’a dès l’adolescence rendu soucieux du destin de l’humanité. » Assoiffé de connaissance, il raconte :« Je…
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Éditorial : Luis Enrique ou quand le foot rejoint la philo
Décidément, il s’est passé quelque chose avec le PSG, club de foot devenu au fil des années le symbole d’un monde fait d’individualités brillantes et d’égos surdimensionnés. Dans cet univers où chacun cherche davantage à briller qu’à servir le collectif, le talent existait sans jamais produire cette beauté ni cette grandeur particulière qui dépassent la médiocrité quotidienne. Les joueurs, comme beaucoup de jeunes de leur âge, prisonniers de la logique contemporaine, voulaient réussir en solo, sans discipline, être admirés sans se transformer, récolter avant d’avoir construit. Baigné dans la culture des réseaux sociaux, de l’instantanéité et de l’exposition permanente de soi, chacun voulait montrer sa différence et sa valeur. Et c’est là que les choses deviennent intéressantes : ils ont 25 ans en moyenne, et leur problématique n’est pas différente de ceux que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de génération Z.Pour cette génération entre agitation permanente et sentiment d’impuissance,…
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À lire : Apocalypse, passage d’un monde à l’autre
Constatant la multiplicité et la gravité des crises que nous traversons, l’auteur, analyste jungienne, propose de lire L’Apocalypse de Jean comme le récit symbolique d’une destruction/reconstruction permettant l’émergence de nouveaux mondes. L’homme est présenté comme étant, de tout temps, un être religieux, vivant immergé dans le sacré et dont la vie psychique est partie intégrante du réel. Il y a une réalité de l’âme, tant individuelle que collective.Au-delà de l’homme, c’est l’univers entier qui est constitué de matière et d’esprit. Tenter d’évacuer cette spiritualité, au profit d’une matérialité objectivable, ne peut se traduire que par la manifestation violente d’un retour de refoulé. L’univers, dans son immensité, est apparu et disparaitra. Il en va de même des animaux, des plantes, des hommes et des civilisations. Tout système porte en lui sa construction, sa transcendance – sa capacité à atteindre un niveau supérieur – puis sa propre destruction, sa capacité à mourir…
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Revue
Ce que la science et la technologie ne peuvent nous apporter
Les progrès scientifiques et techniques du XXe siècle ont conduit de nombreuses personnes à croire – en suivant la ligne d’autres philosophes et érudits des siècles précédents – que les maux de la guerre et ses conséquences pouvaient être définitivement éliminés. Une nouvelle culture, une nouvelle façon d’envisager la vie, de nouvelles perspectives pour la répartition des richesses sur terre, de nouvelles formes de gouvernement plus libérales : tout cela devait contribuer efficacement à éloigner le spectre des conflits meurtriers entre nations. On tenait pour acquis que le respect des droits de l’homme et l’amour que tous les êtres ressentent pour la paix, apporteraient une ère de prospérité, une ère où la violence n’aurait plus sa place. Malheureusement, il n’en est rien. Contrairement aux attentes, même si l’on ne peut parler de guerres mondiales opposant de vastes blocs de pays alignés sur une idéologie ou une autre, nous assistons au…
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