Derniers articles

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    Les biens métaphysiques, un concept ancien à redécouvrir

    Que sont les biens métaphysiques ? Cette notion, introduite par Platon, mérite quelques explications dans notre monde moderne qui semble s’en être éloigné. Il est facile de comprendre théoriquement comment le son d’un violon est produit. Mais il est très difficile de transformer cette compréhension intellectuelle en une capacité réelle à bien jouer du violon. De même, en tant qu’humanité, nous avons déjà saisi de nombreux concepts très profonds il y a bien longtemps, mais dans certains cas, il nous a fallu des milliers d’années pour mettre ces concepts en pratique. Par exemple, l’humanité connaît le concept de zéro depuis le IIIe millénaire avant notre ère, lorsque les anciens Sumériens et Babyloniens utilisaient déjà un symbole pour le représenter, mais nous ne sommes pas parvenus à exploiter sa signification pratique pendant très longtemps. Au VIe siècle avant Jésus-Christ, les pythagoriciens prônaient déjà la fraternité universelle fondée sur l’idée d’une humanité commune (1), mais on…

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    L’histoire mythique de l’humanité. 2e partie : Le mythe des géants et la naissance de la civilisation

    Dans un premier article, nous avons présenté le mythe du déluge, présent dans de nombreuses traditions et avec des similitudes, même entre des cultures aussi éloignées que celles de Mésopotamie et d’Amérique du Sud. Une manière de repenser l’histoire de l’humanité ? Dans cet article, nous mettrons en lumière les plus remarquables de ces similitudes afin d’essayer de reconstituer le passé lointain de l’humanité tel que nous le décrit la mythologie universelle à travers le mythe des géants et de la naissance de la civilisation. La guerre entre les géants et les dieux Les mythes abondent également qui évoquent une guerre terrible, presque cosmique dans ses proportions, au cours de laquelle des géants, mages ou dieux selon les versions, se battent pour la souveraineté du monde, certains vaincus et condamnés à vivre ensuite sous la mer ou sous la terre (submergés sous le Déluge ?). Tels sont les Titans de…

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    Symbolisme de la couronne

    Depuis l’Antiquité, la couronne est un ornement de tête qui était utilisé pour récompenser les actions réalisées avec prouesse. Puis elle est devenue un objet de pouvoir et de représentation d’un aspect supérieur, voire divin. La couronne partage les valeurs de la tête et celles qui la dépassent, le don venu d’en haut. Sa forme circulaire indique la perfection. Lorsqu’elle culmine en forme de dôme, elle indique une souveraineté absolue. Elle exprime l’élévation, le pouvoir et l’illumination. Dans le symbolisme cabalistique, elle exprime l’Absolu, le Non-Être : elle est au sommet de l’arbre des Sephirot. L’iconographie alchimique montre les esprits planétaires recevant leur lumière en forme de couronne des mains du roi, le soleil. En Égypte, elle était objet de culte, manipulée uniquement par les initiés. Pour l’Islam, c’est le point par lequel l’âme s’échappe pour s’élever jusqu’aux états suprahumains. On lui attribue une valeur prophylactique pour la matière dont…

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    L’histoire mythique de l’humanité : Le déluge universel

    Si nous parcourons les mythes transmis par les différents peuples de l’humanité sur les origines et l’évolution de l’homme, nous trouvons des similitudes véritablement surprenantes, même entre des cultures aussi éloignées que celles de Mésopotamie et d’Amérique du Sud. Cet article est divisé en deux parties. Dans la première partie, nous mettrons en lumière les plus remarquables de ces similitudes afin d’essayer de reconstituer le passé lointain de l’humanité tel que nous le décrit la mythologie universelle. La première partie présente le mythe du déluge universel. Une telle tentative peut paraître manquer de sens, si l’on s’accroche à l’idée répandue, ces derniers siècles, selon laquelle les mythes ne sont que des contes pour enfants, ou même à l’idée plus récente que leur valeur ne réside que dans leur contenu psychologique. Pourtant, il existe de nombreux exemples, comme les légendes du roi Arthur ou de la guerre de Troie, qui, même…

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    La fausse originalité

    Qu’est-ce que l’originalité ? Aujourd’hui elle passe par de multiples choses ou idées nouvelles qui engendrent la séparativité voire la compétition. Et s’il s’agissait de retrouver l’unité derrière la multiplicité ? Il est évident que chaque époque historique impose certaines caractéristiques qui dominent l’ensemble, conférant à chaque chose une nuance particulière. De nos jours, tous les aspects de la vie sont touchés par la surévaluation du facteur économique, le matérialisme et leur conséquence, le consumérisme, envahissant tous les domaines à leur portée. Comme une conséquence de ce qui précède, nous voulons souligner la prédominance d’un faux esprit d’originalité et de séparativité. Le consumérisme exige des choses originales, c’est-à-dire nouvelles, sans ressemblance ni relation avec les autres, ce qui favorise la compétition entre les éléments les plus divers, allant des biens de consommation aux idées philosophiques. Le besoin de se démarquer et d’attirer l’attention Le résultat de tout cela se traduit…

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    Jacques-Louis David : Comment l’art peut-il être révolutionnaire ?

    Pour célébrer le 200e anniversaire de la mort du peintre Jacques-Louis David (29 décembre 1825), le musée du Louvre lui a consacré une remarquable exposition qui se clôture le 26 janvier prochain. Né dans une famille bourgeoise en 1748, Jacques-Louis David entre très jeune dans l’atelier de Joseph Marie Vien, peintre peu connu mais grand pédagogue. Il est ensuite admis à l’Académie Royale en 1766, mais c’est son séjour de cinq ans à Rome, qui ouvre son esprit vers le monde classique et le guidera dans sa peinture jusqu’à sa mort en 1825.  Un artiste engagé Il s’engage avec passion dans la Révolution française et devient, comme le souligne le commissaire de l’exposition Sébastien Allard (1), le premier artiste engagé. Insatisfaction et orgueil semblent s’unir pour définir sa personnalité, nous rappelle Guillaume Faroult (2). Il devient le propagandiste en chef du nouveau monde.Sébastien Allard souligne : « David ne se…

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    Éditorial : Habiter le futur

    Bienvenue 2026 …On nous répète tout le temps que tout va mal, que le monde se défait, que la société est bloquée, que l’école ne marche plus, que demain sera pire qu’hier… au fond, qu’il n’y aurait plus rien à faire, à part commenter la chute. De manière étonnante, le futur n’a jamais été aussi présent de manière anxiogène dans nos discours, et aussi absent de nos vies. Nous en parlons sans cesse, nous l’anticipons à coups de scénarios, de données, de technologies, mais nous peinons à l’habiter intérieurement, comme si quelque chose en nous était resté bloqué.Pourtant, habiter intérieurement le futur ne veut pas dire le prévoir, ni le contrôler, ni même l’imaginer de manière détaillée. Ce n’est pas une opération intellectuelle, juste une disposition intérieure.Habiter le futur ne paraît pas si compliqué, puisque c’est refuser d’être enfermé dans le présent, mais ce fut de tout temps difficile.Et cela…

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    Rencontre avec un philosophe : L’empereur Julien

    La poussière de l’oubli a effacé la mémoire de l’une des plus grandes figures de l’histoire européenne, dont les idées et l’œuvre ont laissé une trace profonde : Julien, dont seul subsiste son surnom péjoratif, « l’Apostat », le renégat. Au IVe siècle ap. J.-C., Rome avait presque totalement épuisé son énergie spirituelle. Au sein de ce corps immense, le pouvoir central intérieur qui l’avait caractérisé, qui unissait toutes les différences en une entité vivante et fonctionnelle, n’existait plus. Au lieu de s’harmoniser et de se compléter, les différences se multiplièrent et les peuples s’affrontèrent de plus en plus sur des bases nationales, religieuses et idéologiques. La vision de l’Empire, basée sur la communauté et l’égalité, avait quasiment disparu. S’efforçant de réveiller cet esprit et ces valeurs antiques, Julien sortit la philosophie, l’éthique et la logique des bibliothèques et des académies et les utilisa avec zèle comme un instrument de…

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    Le numineux, une expérience du sacré, hors du champ rationnel

    Au XXe siècle, Rudolf Otto s’intéresse à l’expérience du sacré à travers les spiritualités orientales. De là, il crée le mot « numineux » qui est traduit par un l’état de saisissement transcendant dans la relation fulgurante à Dieu, et qui sort ainsi du champ du rationnel. Concept qui a par la suite inspiré Mircéa Éliade et Carl Gustav Jung, dans leurs travaux respectifs. Le mot « numineux » apparaît au XXe siècle. Il est la traduction de l’allemand « das Numinose », « le sacré », mot créé par le philosophe et historien des religions Rudolf Otto (1869-1937), lui-même tiré du latin numen, « puissance agissante de la divinité ».Ce terme renvoie au sacré en tant qu’expérience sensible insaisissable par des moyens rationnels. Le numineux suscite à la fois terreur et fascination mais se présente aussi sous la forme du mystère.Kant utilisait déjà ce terme dans son concept de…

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    Symbolisme du disque

    Le disque, en tant que figure géométrique parfaite, est présent dans toutes les grandes civilisations avec des symboliques très variées. Le disque est une forme plane circulaire, constituée de points situés à une distance égale ou inférieure à une valeur donnée R d’un point que l’on appelle centre.  En Égypte, le disque est une des icônes les plus anciennes, connues depuis la période prédynastique, il y a des milliers d’années, porteur d’une dimension solaire.  Beaucoup de divinités égyptiennes le portent comme attribut, parmi lesquelles Hathor, la grande vache cosmique, le scarabée Khepher, le dieu Khonsou et également la déesse Isis –l’épouse d’Osiris et mère d’Horus– bien que l’attribut le plus spécifique et connu d’Isis est, sans doute, l’escalier de trois marches sur sa tête que, en tant que Déesse-Mère, elle nous invite à gravir pour atteindre le ciel. On voit également parfois, dans les peintures égyptiennes, huit disques bleus superposés…

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