Derniers articles

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    La résilience dans un monde divisé avec Alexandre Jollien et Mingyour Rinpoché

    Dans un monde traversé par les crises — conflits, bouleversements climatiques, tensions sociales — une question s’impose avec une acuité renouvelée : comment demeurer intérieurement stable tout en restant profondément relié aux autres ? Comment cultiver une résilience qui ne soit ni repli ni indifférence, mais au contraire une capacité à rester présent, ouvert et engagé ? C’est à cette interrogation que se consacreront le philosophe Alexandre Jollien et le maître bouddhiste Mingyour Rinpoché lors d’une rencontre intitulée « Cultiver la résilience : comment rester connecté dans un monde divisé », le 17 juillet à Laval. À travers le dialogue entre philosophie et tradition contemplative, il s’agira d’explorer les conditions d’une stabilité intérieure qui ne se coupe pas du monde, mais qui permette au contraire d’y répondre avec justesse. Une pratique de la méditation Dans cette perspective, la figure de Mingyour Rinpoché apparaît comme particulièrement éclairante. Formé dès l’enfance dans…

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    Cosmologie et mythologie polaires

    Les Inuits, dont le nom signifie « les vrais hommes », ont façonné une culture d’une originalité radicale en s’adaptant à une nature splendide mais sans concession. Dans cet environnement où la raison vacille face à l’imprévisible, ils ont développé une métaphysique vaste qui unit l’art de la survie à une compréhension profonde des lois invisibles de l’univers. L’Occident a longtemps observé le chamanisme arctique avec une curiosité teintée de scepticisme. Pour le chaman, la lévitation, la vision nocturne, la métamorphose, la rencontre avec les esprits, la vision télescopique, la clairvoyance ou le voyage sur la Lune ne sont pas des curiosités folkloriques, mais des outils d’une science qui échappe au cadre cartésien. Le paradoxe est frappant : des individus survivent là où la raison affirme l’impossibilité, grâce à des moyens jugés « fantomatiques ». Pour saisir la culture inuite, il faut donc mettre de côté nos préjugés et accepter…

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    Renoir : la peinture comme un art du lien

    « — Un mot, si on résumait Renoir ? Que dirions-nous : un œil, une main, une sensibilité ?— Et la joie de vivre ! Et l’amour ! L’amour de la nature et l’amour du prochain. Je crois que l’œuvre de Renoir est basée sur l’amour, c’est pour ça que nous l’aimons. »  (1) Le musée d’Orsay a organisé une exposition exceptionnelle qui se termine le 19 juillet, sur le peintre Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), sous un angle un peu inattendu mais très révélateur : Renoir et l’Amour. À la différence de ses propres amis, comme Monet ou Courbet, Renoir traite ce sujet avec pudeur et empathie. Il s’agit pour lui de saisir ces moments furtifs où les êtres humains créent des liens de tendresse, d’empathie, et pourquoi pas d’amour. Il fait partie des grands peintres de ceux que le poète Baudelaire avait appelé les « peintres de la vie moderne » (1860-1880). À aucun moment il ne cherche la…

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    Florence et l’Académie néoplatonicienne

    L’imminence de la chute de l’Empire byzantin au XVe siècle suscita un mouvement de transfert d’idées et de connaissance qui eut un impact considérable sur la philosophie et la culture européennes. En 1438, face au harcèlement ottoman, l’église orthodoxe de Byzance accepte l’idée d’un concile de la réunification des Églises d’Orient et d’Occident dans l’espoir d’une croisade salvatrice. Après d’intenses et délicates négociations, deux délégations se rencontrèrent sous l’autorité papale à Ferrare. Après une opération diplomatique magistrale de Cosme de Médicis et face à l’épidémie de peste sévissant à Ferrare, le concile fut transféré à Florence. Dans la chapelle florentine des Médicis (1), Benozzo Gozzoli immortalisa l’entrée à Florence de ce majestueux cortège composé de chevaliers exotiques, vêtus de damas dorés et coiffés de chapeaux orientaux bombés. Du côté occidental, autour du pape Eugène IV se trouvaient les principaux dirigeants de la péninsule italienne ainsi que la curie et plusieurs…

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    L’hirondelle – un oiseau bénéfique

    Même si une hirondelle ne fait pas le printemps, cet oiseau familier est associé dans l’inconscient aux cycles de la nature mais également à la bonne fortune.   En Europe, elle annonce le retour des beaux jours mais aussi les jours saints de Pâques. Pour l’auteur, elle est également associée à la rentrée des classes quand dans son village, commençaient les longs rassemblements – fort bruyants – sur les fils électriques. C’est sans doute pour cela que l’hirondelle est un des oiseaux les plus appréciés des humains et que tous les chasseurs respectent. L’oiseau, objet de divination Les superstitions et les préjugés qui sont à l’origine de la quasi-disparition du grand corbeau ou de la chouette ont protégé l’hirondelle. Autrefois les paysans pensaient qu’en détruisant un nid d’hirondelles, le lait de leurs vaches serait mêlé de sang, donc cela portait malheur. Une autre manière de dire qu’il ne faut pas…

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    Beethoven, le modèle héroïque du sacrifice

    « Je ne peux donc chercher un point d’appui qu’au plus profond, au plus intime de mon être ; ainsi, à l’extérieur, il n’y en a absolument aucun pour moi. […] Pauvre Beethoven, c’est toi qui dois créer tout en toi-même. » Ludwig van Beethoven Il existe peu de figures héroïques dans l’art. Souvent, nous pensons aux héros des mythes et légendes, qui nous inspirent en nous offrant des modèles de perfection, et nous incitent à des comportements et à des choix plus audacieux. Mais nous pouvons aussi nous tourner vers des personnages de l’histoire récente, artistes de surcroît, comme Ludwig Van Beethoven. Beethoven est un compositeur allemand né à Bonn en 1770 et mort à Vienne en 1827. On pourrait dire que son histoire fait déjà partie du mythe dans le monde des arts classiques, car qui ne connaît le compositeur sourd ? Celui qui a perdu le sens physique primordial…

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    Nouvelle ère, science ancienne

    L’auteur constate que la technologie, censée conduire l’homme vers un mieux-être, n’apporte aucune solution pour améliorer sa vie psychologique, mentale et spirituelle. On a souvent dit et écrit que nous vivons à l’ère technologique, sans oublier de souligner tous les avantages que cela implique. Toutes les activités sont systématisées ; l’informatique est omniprésente ; les machines remplacent chaque jour davantage le travail humain ; les communications réduisent les distances et le temps. Bref, nous sommes sur le point d’atteindre le paradis tant rêvé d’une journée aux nombreuses heures libres et d’une semaine avec plusieurs jours sans travail… Mais parmi les nombreux paradoxes de notre époque, s’ajoute un autre, suffisamment important pour retenir toute notre attention. Dans le monde de la technologie, on a essayé de faciliter tous les aspects de la vie matérielle, mais rien n’a été fait pour améliorer la vie psychologique, mentale et spirituelle ; ces domaines subjectifs…

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    Marsile Ficin, philosophe de la Renaissance                                              

    Même si Marsile Ficin (1433-1499) ne compte pas parmi les figures les plus connues de la Renaissance italienne, les grands artistes en ayant accaparé les honneurs, son importance dans l’histoire de la philosophie et sa contribution au concept même de Renaissance sont fondamentales. Ficin fut le traducteur, rien de moins, des œuvres complètes de Platon et des Ennéades de Plotin en latin ; il traduisit également le Corpus Hermeticum, un ensemble de livres de philosophie et d’ésotérisme très anciens attribués à Thot-Hermès lui-même (1). Il a également traduit des œuvres de Porphyre, de Proclus et d’autres néoplatoniciens, ainsi que de Denys l’Aréopagite. Harmonie entre philosophie et religion Figure de proue de l’Académie platonicienne de Florence, son travail de récupération et de diffusion de la philosophie antique fut inestimable, mais ne se limita en aucun cas à une simple traduction et à une simple copie. Au contraire, Ficin s’est véritablement efforcé…

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    Edgar Morin, une lumière s’est éteinte, une grande voix s’est tue

    Ce vendredi 29 mai 2026 Edgar Morin nous a quitté à l’âge de 104 ans. J’adresse une pensée chaleureuse à sa famille et ses proches pour la perte d’une présence si marquante. J’ai eu l’honneur et le plaisir de rencontrer cet homme généreux et ouvert dans les années 80/90. Notre recherche anthropologique et notre intérêt commun pour Mircea Eliade nous avait permis de nous rencontrer. Il m’avait fait l’honneur de co-animer en 1987 un colloque sur « L’homme et la cité » et d’accepter par la suite des entretiens pour des publications que je dirigeais, en particulier un entretien sur la nécessité de réapprendre à dialoguer avec les mythes. J’ai été profondément marqué par son ouverture d’esprit qui le rendait curieux de tout et faisait de lui un exemple vivant de la pensée décloisonnée qu’il a promue toute sa vie, refusant de stigmatiser qui que ce soit, et cherchant, au contraire, à…

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    Edgar Morin, un penseur sans frontière

    C’est un grand esprit du siècle qui nous a quittés ce 29 mai 2026 à l’âge de 104 ans. Sociologue, philosophe, humaniste, reconnu dans le monde entier, Edgar Morin, docteur honoris causa de trente-huit universités à travers le monde, refusa toute sa vie l’enfermement dans une quelconque chapelle, développant au fil de sa vie une pensée décloisonnée et innovante. Connu comme le philosophe de la pensée complexe, Edgar Morin aura inlassablement tenté de faire dialoguer les savoirs, les arts, la science, la politique et la philosophie dans une démarche éclectique, en rupture avec la pensée cartésienne et réductrice. Une jeunesse engagée Il fut un homme engagé même s’il refusait ce terme préférant se dire « voué à une cause » (1). Il écrit dans Un siècle de vie : « Ma culture humaniste m’a dès l’adolescence rendu soucieux du destin de l’humanité. » Assoiffé de connaissance, il raconte :« Je…

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