Derniers articles

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    À lire : Pythagore, un héritage inestimable

    L’héritage du pythagorisme est vaste et profond, s’étendant des racines de la science moderne aux fondements de la spiritualité occidentale. Bien que Pythagore n’ait laissé aucun écrit, son influence a perduré à travers les siècles. Pythagore est traditionnellement considéré comme celui qui a forgé le mot « philosophe » (philo-sophos), signifiant « ami de la sagesse ». Par humilité, il refusait le titre de « sage » (sophos), affirmant que seul Dieu ou la Nature méritent cette appellation, l’homme ne pouvant qu’aspirer à cette connaissance. La mathématisation de la réalité Le cœur de la doctrine pythagoricienne réside dans l’idée que « les principes des mathématiques sont les principes de toutes choses » et que l’univers entier est « harmonie et nombre ». Pythagore et les pythagoriciens ont fait progresser cette science en créant les nombres figurés (nombres triangles, carrés, polygones) et en jetant les bases du concept de nombre premier.…

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  • Revue

    L’Écran, nouveau miroir de notre humanité ?

    Par l’intégration de la psychologie du développement et de la philosophie humaniste, cet article explore comment la technologie, devenue un véritable « écosystème de vie », redéfinit chaque étape de notre existence, de la naissance au grand âge. Le développement humain n’est plus un processus purement biologique ou social ; il est désormais indissociable du contexte numérique. Aujourd’hui, l’écosystème numérique influence tous nos environnements : il affecte la famille (microsystème), modifie l’école (mésosystème), transforme les médias (exosystème) et altère les valeurs sociales et culturelles (macrosystème). La technologie est ainsi devenue un nouveau contexte de développement, avec ses propres risques et opportunités. L’enfance est conditionnée par les écrans et les appareils dès le berceau ; l’adolescence est intimement liée aux réseaux sociaux comme espace d’appartenance et d’affirmation de soi ; l’âge adulte est marqué par l’hyperconnectivité au travail et dans les relations ; et c’est paradoxalement la vieillesse qui trouve dans…

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  • Sciences

    La lutte morale

    Nous vivons des temps difficiles et devons affronter un monde de catastrophes en tout genre qui nécessitent une grande adaptation et une force intérieure à toute épreuve. Cela implique de rester maître de nous-mêmes et d’exercer notre volonté pour nous vaincre nous-même et l’adversité qui nous entoure. Le véritable philosophe doit considérer sa lutte comme une bataille morale. Le domaine de la moralité comprend toutes les forces latentes qui tentent d’émerger mais ne peuvent le faire, car elles ont besoin de notre soutien décisif et volontaire. La moralité est la somme de toutes nos vertus, la combinaison de tous nos pouvoirs, actifs et latents ; elle est l’armure et les armes avec lesquelles nous entrons dans la bataille de la vie, et de laquelle nous voulons sortir victorieux. La moralité est donc l’union de nos potentiels physiques, énergétiques, émotionnels, intellectuels et spirituels dans leurs aspects positifs. La nôtre est une…

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  • Revue

    Le Greco, le surnaturel pactise avec les traditions de l’art occidental

    Le Greco est un artiste-peintre atypique de l’art occidental. Avec lui, le sacré de la religion orthodoxe s’exprime dans toute sa force. Né en Crète en 1541, Le Greco fut profondément influencé par le caractère religieux de l’art orthodoxe hérité de Byzance. Il débuta sa carrière artistique en étant peintre d’icônes. Un art transfigurateur « Est-ce que le Christ aurait voulu qu’on le peignit ? » se demandait Kierkegaard. C’est pourtant bien le Christ qui a créé la première icône en laissant un témoignage de lui-même à travers la sainte Face, le suaire de Turin où l’on voit son visage imprimé. L’icône dégage la lumière, celle manifestée sur le Mont Thabor lorsque Jésus se montra dans sa divinité à ses disciples. Cet éblouissement initie le peintre à son art et l’icône est une transfiguration. « On exigeait des images qu’elles fussent  « vraies »  » (1). Le Greco sera influencé par ces visions et quand il ira à…

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  • Revue

    L’alchimie et son langage muet

    Pour diffuser et transmettre ses enseignements, l’alchimie occidentale a souvent eu recours aux arts visuels, avec leur langage symbolique et imaginatif. Ce fait ne doit pas nous surprendre si l’on considère que « travailler selon la nature » est le modus operandi de l’alchimiste. En d’autres termes, si l’on se met en quête de découvrir les lois cachées de la nature et ses cycles de transformation, il faut adopter le langage de la nature. Et comme le langage de la nature est muet1 et ne s’exprime que par des symboles et des analogies, il ne peut s’empêcher de suivre la même méthode. Le langage de la nature Pour éclairer les théories et doctrines complexes qui peuplent le monde de l’alchimie, un langage conceptuel et rationnel, qui s’adresse à l’hémisphère gauche du cerveau, sera suffisant. Mais pour transmettre efficacement le potentiel intrinsèque et infini de « l’art royal » et de…

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  • Revue

    Pourquoi la philosophie est importante en temps de crise

    Dans les situations de crise, il faut agir et prendre des décisions rapidement. Cela implique de changer notre système de pensée. La philosophie peut-elle nous aider à gérer ces changements ? Nous semblons vivre de plus en plus dans une période de crise permanente : terrorisme, conflits armés, vagues sans précédent de réfugiés désespérés, crises dans pratiquement tous les champs de la vie publique, notamment financier et économique, environnemental, politique, culturel, éducatif, institutionnel, sanitaire (mental), etc. Il n’y a pratiquement aucun domaine qui ne soit touché par une crise sous une forme ou une autre. Le terme même de « crise » évoque des sentiments de danger, de menace et de panique et nous pousse à agir le plus rapidement possible. Prendre le temps de réfléchir ne semble être qu’un luxe passé et non quelque chose que nous pouvons nous permettre aujourd’hui. Dans une certaine mesure, cela est vrai. Dans les…

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  • Revue

    Éditorial : Après vous !

    Et si le vrai courage, aujourd’hui, consistait à laisser passer l’autre ? Dans un monde saturé de peurs, cela paraît presque subversif. Notre société doute. D’elle-même, de son avenir, de ses institutions. Et chacun doute parfois même de ses voisins de palier. Les enquêtes récentes1 montrent à quel point la peur s’est installée dans notre paysage mental : seuls 8 % des personnes interrogées déclarent ne pas avoir peur. Peur du déclassement, peur pour soi, pour ses enfants, pour le pays, peur de l’autre, peur de l’avenir… la liste est longue. Près d’une personne sur deux reconnaît vivre avec une inquiétude quotidienne. Cette peur diffuse alourdit l’air social, et les débats se durcissent. Chacun s’enferme dans sa bulle, ses certitudes exacerbées par les réseaux sociaux. Celui qui tend la main semble niais, quand le violent satisfait exalte sa lucidité. L’accélération de l’actualité fait que le discernement s’estompe, assommé par le…

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  • Revue

    À lire : Le médiocre et le génie

    Dans cet ouvrage au titre original (1) et au contenu foisonnant, l’auteur cherche à mettre en évidence la pluralité des natures humaines et leur richesse, face à ce qu’il considère comme l’indifférenciation portée par la culture actuelle.  C’est en résistant, face à une culture « agonisante et sclérosée », que se pose l’auteur. Il rappelle que, si philosopher c’est rechercher la vérité, alors c’est nécessairement être inactuel dans une époque qui interdit de revendiquer des principes atemporels et des essences structurant le réel et, de surcroît, vit dans un déni de réalité.  Qu’est-ce que la médiocrité ?  L’auteur nous propose de définir la médiocrité comme une vanité de la suffisance et de l’autosatisfaction, qui produisent une représentation illusoire de soi-même et de la réalité. Quand le médiocre se satisfait bêtement de sa situation, le génie chercherait au contraire, envers et contre tout, à dépasser sa propre condition. Ainsi le génie serait l’aspiration…

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  • Revue

    « ONE HEALTH », une vision holistique de la santé humaine et environnementale 2 – Préserver la santé par des mesures globales écologiques 

    Dans un premier article nous avons vu comment la rupture de l’équilibre dans la nature provoquée par l’homme a modifié les conditions de la santé (1). Dans le second article nous allons évoquer les mesures globales à prendre pour préserver notre santé. Pour préserver notre santé, les pratiques agricoles et alimentaires doivent évoluer vers des modèles plus durables, respectueux de l’environnement et de la biodiversité. Cela implique une transformation profonde de notre système alimentaire, de la production à la consommation. Quelles seraient les pratiques essentielles à mettre en œuvre ? Elles sont essentiellement de deux ordres : revoir nos pratiques agricoles, et revoir notre style d’alimentation / de vie. Recourir à des pratiques agricoles préservatrices de la Santé Les axes principaux visent à minimiser l’utilisation de produits chimiques, à préserver les ressources naturelles (sol, eau, biodiversité) et à favoriser la résilience des écosystèmes agricoles.L’objectif est de pratiquer une agriculture véritablement biologique : •…

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  • Revue

    La santé en danger aujourd’hui – La vision holistique de « ONE HEALTH »

    Les Anciens avaient à cœur de préserver la santé, voire de la prévenir. De nos jours, la santé est mise en péril par l’arrivée et l’augmentation de maladies nouvelles et d’agents pathogènes. La cause se trouve dans la façon dont nous traitons la nature, rompant ainsi les équilibres de la vie. Il est urgent de développer une approche plus respectueuse et intégrée de la nature qui sera bénéfique pour tous les êtres vivants Dans un premier article nous étudierons comment l’approche de la santé s’est modifiée au fil du temps en même temps que l’homme s’est éloignée de la nature qu’il a exploitée abusivement pour arriver aujourd’hui à des débordements qu’il ne maîtrise plus. Dans les temps anciens, la déesse Hygie, fille d’Asclépios, le dieu de la Médecine, était, avec Panacée, sa sœur, garante de la santé par la prévention. Notre civilisation moderne semble l’avoir totalement oubliée, pour ne s’en…

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