Derniers articles

  • Revue

    Trois clés de la Renaissance : Minerve, Vénus et Mercure

    Il est curieux de constater que les spécialistes de la Renaissance italienne s’émerveillent devant les créations artistiques et des découvertes scientifiques de la période, sans pour autant saisir pleinement l’importance du travail accompli par des dizaines de philosophes inspirés par les traditions du monde classique. Que le lecteur consulte n’importe quelle histoire de la philosophie, il constatera le peu de place qui lui est consacrée, donnant l’impression que la Renaissance fut riche en tout, sauf en philosophie. Cet article se divise en deux parties. Dans la première partie, nous aborderons la philosophie de la Renaissance qui a réussi à retrouver et revigorer d’anciennes traditions philosophiques et ésotériques occultées sous la forme de mythes et de divinités. Une première étude est consacrée à Minerve-Athéna. Dans un second article, l’étude se poursuivra avec Venus-Hermès. Hormis ce qu’on appelle l’humanisme, la philosophie de la Renaissance n’a suscité l’intérêt que de rares spécialistes, comme…

    Lire la suite »
  • Revue

    Comment et où se connaître soi-même ? Deuxième article : Une révolution intérieure pour un monde plus vivable

    Dans un premier article, Jorge Angel Livraga a tenté de définir les différents plans de l’être humain, premier aspect de la connaissance de soi. Dans ce second article, il s’attache au changement intérieur de l’être humain, ce qui lui permettra de redécouvrir le lien à soi-même et aux autres, pour vivre dans un monde qui serait plus vivable. Nous sommes confrontés au problème de nous connaître nous-mêmes. On ne pourra pas se connaître à partir d’une photographie. On ne connaîtra pas non plus quelqu’un lorsqu’on nous le présentera, par exemple, et qu’on lui serrera la main en disant : « Ah, enchanté, ravi de vous rencontrer ! ». Connaître le fonctionnement des différentes parties de soi-même Nous pouvons donc connaître notre partie physique à travers nos proportions, notre silhouette, notre visage, notre corps, etc. Cependant, nous devons également essayer de nous connaître sur d’autres plans ; et c’est pourquoi nous…

    Lire la suite »
  • Revue

    Ma visite au kibboutz Be’eri – Regard d’un philosophe sur le 7 octobre 2023

    Le 7 octobre 2023, en Israël, a eu lieu une série d’attentats terroristes palestiniens du Hamas contre des localités civiles et bases militaires aériennes du pourtour de la bande de Gaza. Trois ans plus tard, Fernand Schwarz a visité un des kibboutz, lourdement frappé par les attentats et a recueilli des témoignages. Le 14 septembre 2026, j’ai eu l’occasion de rendre visite au kibboutz Be’eri, qui fut l’une des localités israéliennes les plus lourdement frappées par les attaques du 7 octobre 2023, devenant le symbole de la tragédie et de la destruction au cœur des plus de vingt localités frontalières de la bande de Gaza. Un kibboutz à la lisière du désert Be’eri se trouve exactement à la frontière entre la région fertile de la Shéphélah et le désert. Une année peut être aride, avec très peu de pluie, et une autre plus pluvieuse, donc plus verte. Un travail colossal…

    Lire la suite »
  • Revue

    Comment et où se connaître soi-même ? Premier article : L’humain, un être multidimensionnel

    Nous allons aborder certains points en relation avec cette attitude philosophique qui consiste à se connaître soi-même, et qui nous importe tant à tous. Car, évidemment, nous avons tous besoin de nous connaître nous-mêmes. Même si cela semble paradoxal, vouloir se connaître soi-même est l’une des démarches les plus anciennes, les plus difficiles et, d’une certaine manière, les moins explorées de la philosophie, au sens naturel et direct du terme. Nous connaissons-nous vraiment ? Nous pouvons nous-mêmes en faire une petite expérience. Vous l’avez tous vécue. Combien de fois avons-nous vu une photo de nous et, je ne sais pas si c’est par vanité, nous dire : « Mais est-ce vraiment moi ? ». Autrement dit, nous voyons un visage que nous identifions comme le nôtre, mais nous avons du mal à le reconnaître, nous avons l’impression que nous ne sommes pas naturels, que la photo nous montre moins bien ou…

    Lire la suite »
  • Revue

    Éditorial : Et si nous pouvions apprendre de tout à condition de ne nous séparer de rien ?

    Une rentrée, c’est d’abord un tri. On retrouve les dossiers, avec les deux ou trois que nous connaissons bien et ceux sur le côté dont nous savons qu’ils vont nous coûter quelque chose. On retrouve aussi des visages connus, des circonstances qui se répètent, avec la même habitude et sans surprise. Pourtant inévitablement alors que certaines rencontres nous touchent comme des cadeaux, d’autres plus difficiles nous blessent. Nous aimerions bien alors n’apprendre que des expériences qui nous conviennent et laisser les autres derrière nous mais serait-ce vraiment souhaitable ? Car, à classer les choses trop vite, avant même d’avoir bien regardé, nous passons à l’action sans voir ce qui vraiment mérite d’être approché, faisant rétrécir le monde à la mesure de notre protection. Bien sûr, nous avons tous vécu des moments d’ouverture où, comme le musicien traversé par la musique, nous lâchons prise et laissons la vie s’écouler sans chercher…

    Lire la suite »
  • Revue

    À lire : Devenir meilleur – le chemin d’Iris Murdoch vers le Bien

    Peut-on encore, sans naïveté, parler du Bien ? Alors que la philosophie morale du XXe siècle s’est souvent enfermée dans l’analyse du langage et des définitions, une voix singulière a osé poser la question autrement : comment nous rendre meilleurs que nous ne sommes ? C’est le pari d’Iris Murdoch (1919-1999), romancière irlandaise et philosophe, dans un court essai devenu un classique discret : La Souveraineté du bien, publié en 1970 à partir de conférences données dans les années 1960. Nourrie par Platon, formée à l’école de Wittgenstein, attentive à Sartre, Marx et Freud, Murdoch se démarque de la philosophie analytique dominante de son époque. Là où celle-ci réduit souvent les questions morales à des problèmes de vocabulaire ou de concepts flous, elle choisit une autre voie : interroger les images et les métaphores par lesquelles nous nous représentons, souvent sans le savoir, la nature humaine – car ce sont…

    Lire la suite »
  • Revue

    Marc de La Ménardière nous a quittés

    Comment rendre hommage à un homme qui est un diamant à mille facettes, plus resplendissantes brillantes les unes que les autres ? Comment rendre hommage à un homme aux mille visages, dont chacun révélait une lumière, une profondeur, une générosité singulière ?Ils sont rares, ces hommes-là. Marc de La Ménardière était de ceux-là. Comme un météore, il a traversé nos vies. Par sa parole, son rire, son enthousiasme et son engagement, il a touché des milliers de personnes et contribué à éveiller en beaucoup le désir de chercher, de comprendre et de donner davantage de sens à leur existence. En 2015, En Quête de Sens a ouvert un chemin. À travers ce film, puis les nombreuses rencontres qui ont suivi, Marc a porté une interrogation essentielle : qu’est-ce qui donne du sens à nos vies ? Cette question, il ne s’est pas contenté de la poser : il l’a incarnée,…

    Lire la suite »
  • Revue

    L’agroécologie et les défis du monde à venir

    « Notre maison brûle », nous l’avons vu concrètement cet été 2026 en Gironde et dans de nombreux départements, mais nous continuons à « regarder ailleurs » comme disait Jacques Chirac au siècle dernier. Nous comprenons les dangers qui nous guettent, mais comment transformer cette prise de conscience en action utile pour l’avenir ? Le monde actuel fait penser à une reprise du film Don’t look up sorti il y a quelques années (1), où les différents acteurs de la société, politiques, économiques ou médiatiques, tournaient le dos à une sombre prédiction scientifique qui finit pourtant par se réaliser. On savait, mais on ne faisait rien par choix d’autres intérêts court terme : élection, audience, profit, … Dans notre cas, nous constatons depuis plusieurs années les conséquences des options de nos sociétés. La dégradation constante de notre environnement menace non seulement notre style de vie, mais aussi nos ressources et notre autonomie alimentaires. Et pourtant les…

    Lire la suite »
  • Revue

    L’esthétique du chaos

    « Je soupçonne que notre siècle turbulent, outre la révolution technologique, pourrait apporter quelque chose de plus important : le signal du début d’un nouveau niveau de l’évolution biologique humaine, au terme duquel le mathématicien marchera aux côtés du poète » Nicholas Tabakis (1) Aujourd’hui, il semblerait que l’esthétique s’inspire de la coexistence harmonieuse de l’ordre et du désordre de la Nature. Cela s’applique à de nombreux domaines dont l’architecture, la physique quantique et la géométrie fractale. Selon la conception platonicienne, la Nature est l’expression corporelle et vivante du monde archétypal et idéal. Cette ligne de pensée a exercé une influence considérable sur toute l’histoire de la philosophie de l’esthétique jusqu’à nos jours. L’ordre de la nature L’homme a toujours observé la nature, les étoiles, les cristaux et le cosmos en général avec une profonde admiration, supposant qu’ils se comportent et sont régis par des lois harmoniques préétablies. On considère que les…

    Lire la suite »
  • Revue

    Louis XIV : L’absolutisme au rythme des arts

    Par l’union de la musique, de la danse et du pouvoir, le Roi-Soleil a fait de Versailles le théâtre d’une révolution culturelle dont l’écho résonne encore aujourd’hui. Le 5 septembre 1638 naissait un monarque dont le nom resterait indissociable de l’éclat artistique : Louis XIV. Plus qu’un simple protecteur, le « Roi-Soleil » fut un amateur éclairé, héritier de la culture musicale de son père Louis XIII et de l’éducation raffinée de son parrain, le cardinal Mazarin. Pratiquant la danse deux heures par jour, jouant du luth et de la guitare, Louis XIV n’envisageait pas les arts comme un simple divertissement, mais comme une pierre angulaire de son pouvoir politique. L’art comme instrument de règne Dès 1665, la construction du Château de Versailles répond à cette ambition : offrir un écrin aux plus grands génies du siècle. En instaurant un système de mécénat inédit, offrant des revenus réguliers aux artistes, le Roi…

    Lire la suite »