Derniers articles

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    Ce que la science et la technologie ne peuvent nous apporter

    Les progrès scientifiques et techniques du XXe siècle ont conduit de nombreuses personnes à croire – en suivant la ligne d’autres philosophes et érudits des siècles précédents – que les maux de la guerre et ses conséquences pouvaient être définitivement éliminés. Une nouvelle culture, une nouvelle façon d’envisager la vie, de nouvelles perspectives pour la répartition des richesses sur terre, de nouvelles formes de gouvernement plus libérales : tout cela devait contribuer efficacement à éloigner le spectre des conflits meurtriers entre nations. On tenait pour acquis que le respect des droits de l’homme et l’amour que tous les êtres ressentent pour la paix, apporteraient une ère de prospérité, une ère où la violence n’aurait plus sa place. Malheureusement, il n’en est rien. Contrairement aux attentes, même si l’on ne peut parler de guerres mondiales opposant de vastes blocs de pays alignés sur une idéologie ou une autre, nous assistons au…

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    Science et philosophie    

    « La science est une découverte des lois qui relient les causes aux résultats, une grande connaissance de la nature, de l’univers et de nous-mêmes » (Jorge Ángel Livraga). La science et la philosophie autrefois inséparables sont devenus deux sciences distinctes depuis l’apparition de la méthode expérimentale scientifique et des sciences dites positives. Pourtant, elles s’influencent l’une et l’autre et sont nécessaire pour une compréhension complète de l’univers et de l’homme. Sur la porte d’entrée de l’Académie platonicienne, figurait la phrase : « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ». La philosophie a besoin du soutien concret de la science et celle-ci, à son tour, sans la philosophie, perd de sa profondeur, de son esprit critique et de son activité créatrice. La philosophie serait donc pour la science ce que l’âme est pour le corps ou ce que la forme est pour la matière. De la philosophie des sciences On…

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    Platon et le secret des pythagoriciens

    On le présente souvent comme le père de la philosophie occidentale. Pourtant, dans l’ombre de Platon, plane une silhouette plus ancienne et mystérieuse : Pythagore.  Le monde est-il le fruit du hasard ou d’un plan mathématique parfait ? Pour Platon, la réponse ne faisait aucun doute. Mais cette certitude, il la doit en grande partie à une école de pensée dont le nom résonne encore dans nos salles de classe : les pythagoriciens. Si Platon cite rarement ses prédécesseurs – le secret étant la règle d’or chez les disciples de Pythagore – son œuvre, et particulièrement son dialogue le Timée, transpire de leur doctrine. Le nombre, roi de l’univers Pour les pythagoriciens, tout est nombre. Les mathématiques ne sont pas de simples outils de calcul, mais les principes mêmes de la réalité. Platon a repris ce flambeau en plaçant les nombres au cœur de son « Monde des Idées ». Pour lui, comme pour…

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    Au cœur du chaos, garder son âme. Les Kogis et la fidélité créatrice

    Pendant douze ans, l’autrice s’est engagée dans l’ONG Tchendukua-Ici et Ailleurs, qui accompagne les peuples premiers de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie, à récupérer leurs terres, sauvegarder leurs savoirs et à préserver la biodiversité. Parmi eux, les Kogis, gardiens d’un savoir cosmologique millénaire, lui ont enseigné le retour au sens au regard des lois qui nous façonnent, celles de la nature. Cet essai explore la résonance entre leur enseignement ancestral et notre époque en mutation, et ce qu’ils peuvent nous transmettre pour traverser le chaos sans perdre notre âme. La première fois qu’on franchit la ligne noire, on ne voit rien. Rien ne la signale aux yeux profanes. Pourtant, tout bascule. Un cercle de pierres est dessiné dans la terre. Avant d’y entrer, il faut se défaire de tout ce qui appartient au monde que l’on quitte : téléphone, chaussures, lunettes, sac à dos. Objets ordinaires. Signes…

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    Le symbole de Gilgamesh, l’homme qui ne pouvait pas mourir        

    Mythe suméro-babylonien millénaire, l’épopée de Gilgamesh nous parle de la destinée de l’homme qui se révèle à travers les épreuves quotidiennes. Dans nos cours, nous étudions les traductions des tablettes et des rouleaux sumériens, babyloniens et autres textes qui nous ont été légués par les peuples des IIIe et IVe millénaires avant notre ère. Dans cet héritage, nous trouvons des références au mythe de Gilgamesh.Nous analyserons ce mythe d’un point de vue symbolique plutôt que technique, afin qu’il puisse intéresser chacun d’entre nous. Le mythe de Gilgamesh est peut-être le plus ancien exemple connu du héros qui combat contre le dragon, contre les forces obscures, contre les ennemis. Gilgamesh est le prototype de ce qui deviendra Héraclès en Grèce, qui sera Hercule chez les Romains, et plus encore, de saint Georges lui-même dans son combat contre le dragon, à travers toute la mythologie médiévale. Gilgamesh est un prototype qui va…

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    Siegfried, le héros qui apporte la paix par l’amour

    L’opéra « Siegfried » de Richard Wagner est un hymne à la nature et à l’aventure héroïque qui fait passer le héros, de l’ombre à la lumière, pour aller à la conquête de son identité vers son propre destin. En janvier dernier, l’Opéra Bastille de Paris a produit l’opéra Siegfried de Richard Wagner, sous la direction de Pablo Hera-Casa et l’excellent ténor Andreas Schager dans le rôle de Siegfried. Une opportunité de se pencher sur la symbolique du héros wagnérien. Le thème de Siegfried Siegfried est le troisième volet de la monumentale tétralogie de Richard Wagner, L’Anneau du Nibelung, qui nous mène du monde des dieux à celui des hommes. Dans le prologue, Alberich, le seigneur du peuple nain des Nibelungen, vole le trésor de l’Or du Rhin et forge l’Anneau. Wotan (le roi des dieux) le lui dérobe pour payer des géants. Alberich maudit quiconque possèdera l’Anneau. Dans La Walkyrie,Wotan engendre…

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    L’Éducation devrait-elle se recentrer sur la sagesse plutôt que sur la connaissance ?

    Qu’est-ce que la sagesse ? De connaissances a-temporelles, elle est devenue aujourd’hui un objet de recherche scientifique mais pour quel usage ? Le concept de sagesse est profondément ancré dans l’histoire de l’humanité. Il a été considéré comme une vertu dans toutes les grandes traditions philosophiques et religieuses, de Pythagore à Platon, Aristote et Confucius, et du christianisme au judaïsme, à l’islam, au bouddhisme, au taoïsme et à l’hindouisme.Mais bien que la littérature sur la sagesse remonte aux débuts de l’humanité, il semble que ce n’est qu’au milieu des années 1980 que les premiers travaux empiriques sur la sagesse ont vu le jour, avec le développement du paradigme de la sagesse de Berlin.Cependant, ces dernières années, le nombre d’études liées à la sagesse a considérablement augmenté et, en 2016, l’université de Chicago a lancé le Center for Practical Wisdom (Centre pour la sagesse pratique) (1), où la sagesse est devenue « un…

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    Éditorial : La fraternité a-t-elle encore un sens ?

    Lorsque Montesquieu écrit en 1748 dans De l’esprit des lois que les républiques reposent sur la vertu et la capacité à préférer l’intérêt commun à l’intérêt particulier, il posait alors une exigence forte pour la vie collective. Aujourd’hui, cette exigence s’efface mais jamais nous n’avons eu autant besoin d’apprendre à nous relier. Une enquête de l’IFOP de mars 2026 le montre clairement : 46 % des Français placent la liberté en tête de la devise républicaine, 35 % l’égalité… et seulement 19 % la fraternité. Autrement dit, plus le monde devient incertain, plus nous valorisons ce qui nous protège individuellement, et moins nous choisissons ce qui nous relie. Rien d’étonnant dans un monde structuré par les intérêts particuliers, où penser d’abord à soi est devenu la norme. Pourtant, comme le rappelle Edgar Morin, « la fraternité est une nécessité anthropologique ». Dans un monde traversé par la peur, les replis…

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    À lire. On ne pactise pas avec la mort

    Le titre du dernier ouvrage de Jacqueline Kelen « On ne pactise pas avec la mort » éveille un sentiment d’urgence face aux débats sur la fin de vie. Avec cet essai militant et moral, l’auteur, philosophe souhaite nous alerter et défendre la valeur sacrée de la vie. « Derrière l’arbre se cache la forêt » dit le dicton. Le combat pour le droit à mourir et le progrès de la liberté individuelle ne cacherait-il pas, de façon sournoise et silencieuse, un glissement civilisationnel ?De pages en pages, avec la plume que nous connaissons à l’auteur, Jacqueline Kelen développe une réflexion incisive sur le regard à porter sur la fin de vie. Elle vient nous interroger sur les fondements anthropologiques et moraux des projets de légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Ainsi, elle nous interroge : lorsque la vie humaine est évaluée à l’aune de la performance, de l’autonomie ou de la qualité biologique, certaines…

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    Retrouver une sagesse vivante à l’ère de l’IA

    À l’heure où l’Intelligence Artificielle (IA) nous offre un accès illimité à l’information, une confusion s’installe : croire que savoir beaucoup équivaut à devenir sage. En revenant aux enseignements de « La Voix du Silence », cet article explore la nécessité de cultiver la vie intérieure pour retrouver une véritable sagesse humaine. Nous vivons une révolution silencieuse. Les outils numériques, les algorithmes et aujourd’hui l’intelligence artificielle nous donnent accès à un volume d’informations qu’aucun être humain n’aurait pu imaginer il y a encore quelques décennies. Nous faisons face à un monde où tout s’accélère, où chaque question a une réponse immédiate, où chaque curiosité peut être satisfaite en un clic. L’illusion de comprendre Mais cette facilité crée une illusion puissante : l’illusion que connaître beaucoup équivaut à comprendre profondément. Comme si la sagesse était proportionnelle au nombre de données absorbées. Comme si la vitesse d’accès à l’information remplaçait la maturation intérieure.Pourtant, nous…

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