Derniers articles

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    La fausse originalité

    Qu’est-ce que l’originalité ? Aujourd’hui elle passe par de multiples choses ou idées nouvelles qui engendrent la séparativité voire la compétition. Et s’il s’agissait de retrouver l’unité derrière la multiplicité ? Il est évident que chaque époque historique impose certaines caractéristiques qui dominent l’ensemble, conférant à chaque chose une nuance particulière. De nos jours, tous les aspects de la vie sont touchés par la surévaluation du facteur économique, le matérialisme et leur conséquence, le consumérisme, envahissant tous les domaines à leur portée. Comme une conséquence de ce qui précède, nous voulons souligner la prédominance d’un faux esprit d’originalité et de séparativité. Le consumérisme exige des choses originales, c’est-à-dire nouvelles, sans ressemblance ni relation avec les autres, ce qui favorise la compétition entre les éléments les plus divers, allant des biens de consommation aux idées philosophiques. Le besoin de se démarquer et d’attirer l’attention Le résultat de tout cela se traduit…

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    Jacques-Louis David : Comment l’art peut-il être révolutionnaire ?

    Pour célébrer le 200e anniversaire de la mort du peintre Jacques-Louis David (29 décembre 1825), le musée du Louvre lui a consacré une remarquable exposition qui se clôture le 26 janvier prochain. Né dans une famille bourgeoise en 1748, Jacques-Louis David entre très jeune dans l’atelier de Joseph Marie Vien, peintre peu connu mais grand pédagogue. Il est ensuite admis à l’Académie Royale en 1766, mais c’est son séjour de cinq ans à Rome, qui ouvre son esprit vers le monde classique et le guidera dans sa peinture jusqu’à sa mort en 1825.  Un artiste engagé Il s’engage avec passion dans la Révolution française et devient, comme le souligne le commissaire de l’exposition Sébastien Allard (1), le premier artiste engagé. Insatisfaction et orgueil semblent s’unir pour définir sa personnalité, nous rappelle Guillaume Faroult (2). Il devient le propagandiste en chef du nouveau monde.Sébastien Allard souligne : « David ne se…

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    Éditorial : Habiter le futur

    Bienvenue 2026 …On nous répète tout le temps que tout va mal, que le monde se défait, que la société est bloquée, que l’école ne marche plus, que demain sera pire qu’hier… au fond, qu’il n’y aurait plus rien à faire, à part commenter la chute. De manière étonnante, le futur n’a jamais été aussi présent de manière anxiogène dans nos discours, et aussi absent de nos vies. Nous en parlons sans cesse, nous l’anticipons à coups de scénarios, de données, de technologies, mais nous peinons à l’habiter intérieurement, comme si quelque chose en nous était resté bloqué.Pourtant, habiter intérieurement le futur ne veut pas dire le prévoir, ni le contrôler, ni même l’imaginer de manière détaillée. Ce n’est pas une opération intellectuelle, juste une disposition intérieure.Habiter le futur ne paraît pas si compliqué, puisque c’est refuser d’être enfermé dans le présent, mais ce fut de tout temps difficile.Et cela…

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    Rencontre avec un philosophe : L’empereur Julien

    La poussière de l’oubli a effacé la mémoire de l’une des plus grandes figures de l’histoire européenne, dont les idées et l’œuvre ont laissé une trace profonde : Julien, dont seul subsiste son surnom péjoratif, « l’Apostat », le renégat. Au IVe siècle ap. J.-C., Rome avait presque totalement épuisé son énergie spirituelle. Au sein de ce corps immense, le pouvoir central intérieur qui l’avait caractérisé, qui unissait toutes les différences en une entité vivante et fonctionnelle, n’existait plus. Au lieu de s’harmoniser et de se compléter, les différences se multiplièrent et les peuples s’affrontèrent de plus en plus sur des bases nationales, religieuses et idéologiques. La vision de l’Empire, basée sur la communauté et l’égalité, avait quasiment disparu. S’efforçant de réveiller cet esprit et ces valeurs antiques, Julien sortit la philosophie, l’éthique et la logique des bibliothèques et des académies et les utilisa avec zèle comme un instrument de…

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    Le numineux, une expérience du sacré, hors du champ rationnel

    Au XXe siècle, Rudolf Otto s’intéresse à l’expérience du sacré à travers les spiritualités orientales. De là, il crée le mot « numineux » qui est traduit par un l’état de saisissement transcendant dans la relation fulgurante à Dieu, et qui sort ainsi du champ du rationnel. Concept qui a par la suite inspiré Mircéa Éliade et Carl Gustav Jung, dans leurs travaux respectifs. Le mot « numineux » apparaît au XXe siècle. Il est la traduction de l’allemand « das Numinose », « le sacré », mot créé par le philosophe et historien des religions Rudolf Otto (1869-1937), lui-même tiré du latin numen, « puissance agissante de la divinité ».Ce terme renvoie au sacré en tant qu’expérience sensible insaisissable par des moyens rationnels. Le numineux suscite à la fois terreur et fascination mais se présente aussi sous la forme du mystère.Kant utilisait déjà ce terme dans son concept de…

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    Symbolisme du disque

    Le disque, en tant que figure géométrique parfaite, est présent dans toutes les grandes civilisations avec des symboliques très variées. Le disque est une forme plane circulaire, constituée de points situés à une distance égale ou inférieure à une valeur donnée R d’un point que l’on appelle centre.  En Égypte, le disque est une des icônes les plus anciennes, connues depuis la période prédynastique, il y a des milliers d’années, porteur d’une dimension solaire.  Beaucoup de divinités égyptiennes le portent comme attribut, parmi lesquelles Hathor, la grande vache cosmique, le scarabée Khepher, le dieu Khonsou et également la déesse Isis –l’épouse d’Osiris et mère d’Horus– bien que l’attribut le plus spécifique et connu d’Isis est, sans doute, l’escalier de trois marches sur sa tête que, en tant que Déesse-Mère, elle nous invite à gravir pour atteindre le ciel. On voit également parfois, dans les peintures égyptiennes, huit disques bleus superposés…

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    La Masculinité non toxique

    Face aux dérives du masculin toxique – agressivité, domination, refus de la vulnérabilité –, il devient urgent de redéfinir la polarité masculine et la façon dont elle peut s’exprimer.  De nombreux systèmes de connaissance métaphysiques reposent sur l’idée que tout commence par un principe vivant, éternel et non manifesté, souvent appelé simplement « l’Un ». Parfois, ce principe est également symbolisé par un principe duel qui, dans la Cosmogénèse de Helena Petrovna Blavatsky, est appelé « Père-Mère », « père » faisant référence au principe de l’esprit ou de la conscience, et « mère » au principe de la substance, à la racine de la matière. Ainsi, tout ce qui existe descend de cette dualité primordiale, qui était à l’origine une unité. La dualité primordiale dans les traditions Nous pouvons voir cela clairement exprimé dans le symbole Yin-Yang de la Chine ancienne. Le Yin est symboliquement désigné comme le féminin, tandis que le Yang est désigné comme le masculin. Certaines caractéristiques…

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    Georges de la Tour : la lumière dans les ténèbres

    Le musée Jacquemart André nous invite jusqu’au 26 janvier à une extraordinaire exposition du peintre lorrain Georges de la Tour.  De Georges de la Tour André Malraux disait « Ce n’est pas l’obscurité que peint Latour : c’est la nuit. La nuit étendue sur la terre, la forme séculaire du mystère pacifié. Ses personnages n’en sont pas séparés, ils en sont l’émanation. Elle prend forme en une petite fille qu’il appelle un ange, en des apparitions de femmes, en cette flamme droite de torche ou de veilleuse, qui ne la troublent pas. Le monde devient semblable à la vaste nuit sur les armées endormies de jadis où, sous la lanterne des rondes, surgissaient, pas après pas, des formes immobiles. Dans cette obscurité peuplée, lentement une veilleuse s’allume […] . Aucun peintre, pas même Rembrandt, ne suggère ce vaste et mystérieux silence : La Tour est le seul interprète de la part sereine des…

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    À LIRE : La gnose antique                                                                                                          

    En cette année du 1700e anniversaire du concile de Nicée qui fixa le dogme chrétien, André Paul se livre à une histoire de l’émergence de la gnose chrétienne et des combats qui la firent disparaître, dans un ouvrage consacré à la gnose antique, qui se veut, comme l’indique son sous-titre, une archéologie du christianisme (1).  Le mot gnose provient du grec gnôsis, qui signifie « connaissance ». L’usage des mots gnose et gnostique s’est élargi et généralisé au cours des temps. Ainsi de nombreux livres du Nouveau Testament l’utilisent. Mais c’est seulement plus tard que la gnose désignera un système spécifique de croyances qui se développa du IIeau IVe siècle de notre ère. Philosophie et gnose Dans le système philosophique de Platon, la gnosis occupe une position centrale. Cette connaissance, qui repose sur la réminiscence, est celle qui permet de s’approprier l’être réel des choses parce qu’elle donne accès à la compréhension des structures de toute réalité qui…

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    ÉDITORIAL : Résistance spirituelle et marchandisation de l’attention

    Comme le disent avec humour Fabien Gandon et Franck Michel, dans un article du Monde paru en Janvier : « Si vous lisez cette phrase, nous avons déjà gagné une grande bataille, celle d’obtenir votre attention envers et contre toutes les autres sollicitations dont nous sommes tous l’objet »(1). Patrick le Lay, ancien PDG de TF1 l’avait déjà dit plus brutalement dès 2004, « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible », mais ce n’était alors que le début du terrifiant marché de l’attention qui se déploie aujourd’hui. Ce qui nous choquait à l’époque de la télévision à papa est désormais devenu la règle qui régit le monde des réseaux sociaux derrière les apparences sympathiques des communautés numériques. Chamath Palihapitiya ancien responsable chargé de la croissance chez Facebook le clarifie sans ambiguïté : « Nous avons conçu des systèmes qui capturent l’attention des gens…

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