Derniers articles
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Revue
La fausse originalité
Qu’est-ce que l’originalité ? Aujourd’hui elle passe par de multiples choses ou idées nouvelles qui engendrent la séparativité voire la compétition. Et s’il s’agissait de retrouver l’unité derrière la multiplicité ? Il est évident que chaque époque historique impose certaines caractéristiques qui dominent l’ensemble, conférant à chaque chose une nuance particulière. De nos jours, tous les aspects de la vie sont touchés par la surévaluation du facteur économique, le matérialisme et leur conséquence, le consumérisme, envahissant tous les domaines à leur portée. Comme une conséquence de ce qui précède, nous voulons souligner la prédominance d’un faux esprit d’originalité et de séparativité. Le consumérisme exige des choses originales, c’est-à-dire nouvelles, sans ressemblance ni relation avec les autres, ce qui favorise la compétition entre les éléments les plus divers, allant des biens de consommation aux idées philosophiques. Le besoin de se démarquer et d’attirer l’attention Le résultat de tout cela se traduit…
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Revue
Éditorial : Habiter le futur
Bienvenue 2026 …On nous répète tout le temps que tout va mal, que le monde se défait, que la société est bloquée, que l’école ne marche plus, que demain sera pire qu’hier… au fond, qu’il n’y aurait plus rien à faire, à part commenter la chute. De manière étonnante, le futur n’a jamais été aussi présent de manière anxiogène dans nos discours, et aussi absent de nos vies. Nous en parlons sans cesse, nous l’anticipons à coups de scénarios, de données, de technologies, mais nous peinons à l’habiter intérieurement, comme si quelque chose en nous était resté bloqué.Pourtant, habiter intérieurement le futur ne veut pas dire le prévoir, ni le contrôler, ni même l’imaginer de manière détaillée. Ce n’est pas une opération intellectuelle, juste une disposition intérieure.Habiter le futur ne paraît pas si compliqué, puisque c’est refuser d’être enfermé dans le présent, mais ce fut de tout temps difficile.Et cela…
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Revue
Le numineux, une expérience du sacré, hors du champ rationnel
Au XXe siècle, Rudolf Otto s’intéresse à l’expérience du sacré à travers les spiritualités orientales. De là, il crée le mot « numineux » qui est traduit par un l’état de saisissement transcendant dans la relation fulgurante à Dieu, et qui sort ainsi du champ du rationnel. Concept qui a par la suite inspiré Mircéa Éliade et Carl Gustav Jung, dans leurs travaux respectifs. Le mot « numineux » apparaît au XXe siècle. Il est la traduction de l’allemand « das Numinose », « le sacré », mot créé par le philosophe et historien des religions Rudolf Otto (1869-1937), lui-même tiré du latin numen, « puissance agissante de la divinité ».Ce terme renvoie au sacré en tant qu’expérience sensible insaisissable par des moyens rationnels. Le numineux suscite à la fois terreur et fascination mais se présente aussi sous la forme du mystère.Kant utilisait déjà ce terme dans son concept de…
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Revue
Symbolisme du disque
Le disque, en tant que figure géométrique parfaite, est présent dans toutes les grandes civilisations avec des symboliques très variées. Le disque est une forme plane circulaire, constituée de points situés à une distance égale ou inférieure à une valeur donnée R d’un point que l’on appelle centre. En Égypte, le disque est une des icônes les plus anciennes, connues depuis la période prédynastique, il y a des milliers d’années, porteur d’une dimension solaire. Beaucoup de divinités égyptiennes le portent comme attribut, parmi lesquelles Hathor, la grande vache cosmique, le scarabée Khepher, le dieu Khonsou et également la déesse Isis –l’épouse d’Osiris et mère d’Horus– bien que l’attribut le plus spécifique et connu d’Isis est, sans doute, l’escalier de trois marches sur sa tête que, en tant que Déesse-Mère, elle nous invite à gravir pour atteindre le ciel. On voit également parfois, dans les peintures égyptiennes, huit disques bleus superposés…
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Revue
Georges de la Tour : la lumière dans les ténèbres
Le musée Jacquemart André nous invite jusqu’au 26 janvier à une extraordinaire exposition du peintre lorrain Georges de la Tour. De Georges de la Tour André Malraux disait « Ce n’est pas l’obscurité que peint Latour : c’est la nuit. La nuit étendue sur la terre, la forme séculaire du mystère pacifié. Ses personnages n’en sont pas séparés, ils en sont l’émanation. Elle prend forme en une petite fille qu’il appelle un ange, en des apparitions de femmes, en cette flamme droite de torche ou de veilleuse, qui ne la troublent pas. Le monde devient semblable à la vaste nuit sur les armées endormies de jadis où, sous la lanterne des rondes, surgissaient, pas après pas, des formes immobiles. Dans cette obscurité peuplée, lentement une veilleuse s’allume […] . Aucun peintre, pas même Rembrandt, ne suggère ce vaste et mystérieux silence : La Tour est le seul interprète de la part sereine des…
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ÉDITORIAL : Résistance spirituelle et marchandisation de l’attention
Comme le disent avec humour Fabien Gandon et Franck Michel, dans un article du Monde paru en Janvier : « Si vous lisez cette phrase, nous avons déjà gagné une grande bataille, celle d’obtenir votre attention envers et contre toutes les autres sollicitations dont nous sommes tous l’objet »(1). Patrick le Lay, ancien PDG de TF1 l’avait déjà dit plus brutalement dès 2004, « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible », mais ce n’était alors que le début du terrifiant marché de l’attention qui se déploie aujourd’hui. Ce qui nous choquait à l’époque de la télévision à papa est désormais devenu la règle qui régit le monde des réseaux sociaux derrière les apparences sympathiques des communautés numériques. Chamath Palihapitiya ancien responsable chargé de la croissance chez Facebook le clarifie sans ambiguïté : « Nous avons conçu des systèmes qui capturent l’attention des gens…
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