Derniers articles
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Revue
L’histoire mythique de l’humanité : Le déluge universel
Si nous parcourons les mythes transmis par les différents peuples de l’humanité sur les origines et l’évolution de l’homme, nous trouvons des similitudes véritablement surprenantes, même entre des cultures aussi éloignées que celles de Mésopotamie et d’Amérique du Sud. Cet article est divisé en deux parties. Dans la première partie, nous mettrons en lumière les plus remarquables de ces similitudes afin d’essayer de reconstituer le passé lointain de l’humanité tel que nous le décrit la mythologie universelle. La première partie présente le mythe du déluge universel. Une telle tentative peut paraître manquer de sens, si l’on s’accroche à l’idée répandue, ces derniers siècles, selon laquelle les mythes ne sont que des contes pour enfants, ou même à l’idée plus récente que leur valeur ne réside que dans leur contenu psychologique. Pourtant, il existe de nombreux exemples, comme les légendes du roi Arthur ou de la guerre de Troie, qui, même…
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Revue
La fausse originalité
Qu’est-ce que l’originalité ? Aujourd’hui elle passe par de multiples choses ou idées nouvelles qui engendrent la séparativité voire la compétition. Et s’il s’agissait de retrouver l’unité derrière la multiplicité ? Il est évident que chaque époque historique impose certaines caractéristiques qui dominent l’ensemble, conférant à chaque chose une nuance particulière. De nos jours, tous les aspects de la vie sont touchés par la surévaluation du facteur économique, le matérialisme et leur conséquence, le consumérisme, envahissant tous les domaines à leur portée. Comme une conséquence de ce qui précède, nous voulons souligner la prédominance d’un faux esprit d’originalité et de séparativité. Le consumérisme exige des choses originales, c’est-à-dire nouvelles, sans ressemblance ni relation avec les autres, ce qui favorise la compétition entre les éléments les plus divers, allant des biens de consommation aux idées philosophiques. Le besoin de se démarquer et d’attirer l’attention Le résultat de tout cela se traduit…
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Revue
Éditorial : Habiter le futur
Bienvenue 2026 …On nous répète tout le temps que tout va mal, que le monde se défait, que la société est bloquée, que l’école ne marche plus, que demain sera pire qu’hier… au fond, qu’il n’y aurait plus rien à faire, à part commenter la chute. De manière étonnante, le futur n’a jamais été aussi présent de manière anxiogène dans nos discours, et aussi absent de nos vies. Nous en parlons sans cesse, nous l’anticipons à coups de scénarios, de données, de technologies, mais nous peinons à l’habiter intérieurement, comme si quelque chose en nous était resté bloqué.Pourtant, habiter intérieurement le futur ne veut pas dire le prévoir, ni le contrôler, ni même l’imaginer de manière détaillée. Ce n’est pas une opération intellectuelle, juste une disposition intérieure.Habiter le futur ne paraît pas si compliqué, puisque c’est refuser d’être enfermé dans le présent, mais ce fut de tout temps difficile.Et cela…
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Revue
Le numineux, une expérience du sacré, hors du champ rationnel
Au XXe siècle, Rudolf Otto s’intéresse à l’expérience du sacré à travers les spiritualités orientales. De là, il crée le mot « numineux » qui est traduit par un l’état de saisissement transcendant dans la relation fulgurante à Dieu, et qui sort ainsi du champ du rationnel. Concept qui a par la suite inspiré Mircéa Éliade et Carl Gustav Jung, dans leurs travaux respectifs. Le mot « numineux » apparaît au XXe siècle. Il est la traduction de l’allemand « das Numinose », « le sacré », mot créé par le philosophe et historien des religions Rudolf Otto (1869-1937), lui-même tiré du latin numen, « puissance agissante de la divinité ».Ce terme renvoie au sacré en tant qu’expérience sensible insaisissable par des moyens rationnels. Le numineux suscite à la fois terreur et fascination mais se présente aussi sous la forme du mystère.Kant utilisait déjà ce terme dans son concept de…
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Revue
Symbolisme du disque
Le disque, en tant que figure géométrique parfaite, est présent dans toutes les grandes civilisations avec des symboliques très variées. Le disque est une forme plane circulaire, constituée de points situés à une distance égale ou inférieure à une valeur donnée R d’un point que l’on appelle centre. En Égypte, le disque est une des icônes les plus anciennes, connues depuis la période prédynastique, il y a des milliers d’années, porteur d’une dimension solaire. Beaucoup de divinités égyptiennes le portent comme attribut, parmi lesquelles Hathor, la grande vache cosmique, le scarabée Khepher, le dieu Khonsou et également la déesse Isis –l’épouse d’Osiris et mère d’Horus– bien que l’attribut le plus spécifique et connu d’Isis est, sans doute, l’escalier de trois marches sur sa tête que, en tant que Déesse-Mère, elle nous invite à gravir pour atteindre le ciel. On voit également parfois, dans les peintures égyptiennes, huit disques bleus superposés…
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Revue
Georges de la Tour : la lumière dans les ténèbres
Le musée Jacquemart André nous invite jusqu’au 26 janvier à une extraordinaire exposition du peintre lorrain Georges de la Tour. De Georges de la Tour André Malraux disait « Ce n’est pas l’obscurité que peint Latour : c’est la nuit. La nuit étendue sur la terre, la forme séculaire du mystère pacifié. Ses personnages n’en sont pas séparés, ils en sont l’émanation. Elle prend forme en une petite fille qu’il appelle un ange, en des apparitions de femmes, en cette flamme droite de torche ou de veilleuse, qui ne la troublent pas. Le monde devient semblable à la vaste nuit sur les armées endormies de jadis où, sous la lanterne des rondes, surgissaient, pas après pas, des formes immobiles. Dans cette obscurité peuplée, lentement une veilleuse s’allume […] . Aucun peintre, pas même Rembrandt, ne suggère ce vaste et mystérieux silence : La Tour est le seul interprète de la part sereine des…
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