Société

Sortir de la crise économique, des initiatives inspirées des enseignements de Platon et Confucius

Le système libéral économique moderne montre l’impossibilité de résoudre les crises économiques et financières traversées par le monde, en utilisant des solutions traditionnelles. Des initiatives ont été menées par des hommes et femmes courageux, volontaires et créatifs qui se sont inspirés des enseignements atemporels de Platon et Confucius.

 Le terme «État» initié par le traité de Westphalie en 1648 (1) désigne une zone géographique délimitée où les peuples sont gouvernés selon leurs lois souveraines. Un État au sens philosophique du terme est un état de conscience. Chaque fois qu’un état, au sens géographique du terme, a réussi à développer une conscience atemporelle et spirituelle, les civilisations ont duré des millénaires (par exemple en Égypte, en Inde et en Chine). Aujourd’hui, la quasi-totalité des États sont séculaires et c’est la Pax Americana (2) qui fixe les règles du jeu dans le monde.

Le monde actuel traverse une crise économique et financière dont la solution n’est pas dans les plans de relance ou les politiques monétaires mais dans un changement total d’état de conscience. C’est par le rétablissement des valeurs morales que l’on pourra sortir du règne de la cupidité, de l’égoïsme et de l’intérêt matériel.

La fin de l’Histoire ou le retour de l’Histoire cyclique ?

Comment sortir de cette crise ?
Comment sortir de cette crise ?

La chute du mur de Berlin en novembre 1989 fut un tournant dans l’Histoire moderne. Ce fut la victoire définitive du capitalisme démocratique et le refus de l’athéisme communiste. Une nouvelle ère de paix, similaire à la Pax Romana (3), paraissait à portée de main (4). Les dix-neuf ans qui suivirent virent l’essor du capitalisme ultra-libéral avec une prospérité inédite basée sur une expansion de système financier, un dérèglement des marchés et une explosion des inégalités, sans précédent.

Le lundi 15 septembre 2008, à la stupéfaction générale, l’ancienne et prestigieuse banque d’investissement Lehman Brothers (5) fit banqueroute. Ce fut la plus grande faillite dans l’histoire des États-Unis, créant un choc qui entraîna l’économie mondiale dans la plus grave crise économique connue depuis 1929. Les bourses mondiales s’effondrèrent, comme sous l’effet d’un «tsunami» de ventes effectuées dans la panique. Le système financier mondial se paralysa de peur et tous les avoirs des banques devinrent suspects : l’économie mondiale bascula au bord d’un abîme. Néanmoins, les technocrates des banques centrales et du Fonds monétaire international (F.M.I.) avaient compris les leçons de 1929. En effet, ils agirent rapidement, en inondant les marchés financiers avec le crédit inédit, et en mettant en place un filet de sécurité avec des dépôts des banques en garantie, celles-ci agissant comme des prêteurs en dernier recours. Ils évitèrent le désastre en gagnant du temps, avant que les hommes politiques puissent mettre en place des réformes intelligentes et nécessaires.

Hélas, ces cinq dernières années, l’économie européenne resta incapable de réagir : aujourd’hui, l’endettement et le chômage des pays riches menacent la stabilité sociale. Pire encore, les réformes vitales pour l’avenir restent bloquées à cause des divisions politiques acharnées et des puissants lobbies. Comme l’avaient prévu Platon et Alexis de Tocqueville (6), la faille du système démocratique (7) réside dans son incapacité à agir pour le bien collectif.

L’Europe dans une impasse

En Europe le processus d’auto-guérison est douloureusement lent. En fait, la stabilité économique est maintenue uniquement par la générosité de la Banque centrale européenne (B.C.E.) et, ironiquement, c’est le seul organisme capable d’agir dans un système politique en dysfonctionnement (8). En vérité, les démocraties d’Europe suivent le sentier de décadence du Tiers-monde, dans lequel la seule solution est d’utiliser la planche à billets pour créer de la monnaie, en espérant que les politiciens trouvent des solutions intelligentes (9). Les solutions sages sont rarement appliquées en face des actions des lobbies puissants et de l’égoïsme des hommes. L’Europe est tombée dans un cercle vicieux. Ainsi, «la fin de l’Histoire» selon la vision linéaire de Fukuyama et de Hegel (10) est réfutée actuellement par l’envol de la Chine (11), face à l’Amérique en déclin et à l’Europe dans l’impasse. Il y a donc besoin d’un changement radical de logique : passer du «ou» exclusif au «et» inclusif préconisé par Platon et Confucius, pour sortir de cette crise systémique.

La question capitale est de savoir comment sortir de cette longue crise. Comme l’a dit Jorge Santayana, écrivain et philosophe américain (1863-1952), «ceux qui n’apprennent pas l’Histoire sont condamnés à la répéter».

Quelles leçons peut-on tirer de cette crise par rapport à celle de 1929 ? L’économiste américain Paul Robin Krugman (prix Nobel en 2008) a brossé l’état des lieux économique : le système financier est utile mais se révèle trop fragile (notamment en Islande, Irlande, Chypre, Espagne, USA…) quand sa finalité (financement d’investissements à long terme) est contournée par la spéculation et les bénéfices à court terme. Les gouvernements ont des pouvoirs énormes pour éviter les désastres financiers. Mais, face aux lobbies et aux divisions politiques, les démocraties n’arrivent pas à faire les réformes vitales pour assurer un système financier sain (12) avec une croissance équitable, sauf en cas extrême de crise profonde.

Ce résumé est correct mais toutes les sages solutions proposées (y compris celle de Paul Robin Krugman) pour réduire radicalement la taille et mieux superviser les banques et la bourse, sont basées sur l’hypothèse «politiquement correcte» que le capitalisme reste le meilleur système possible ! Bien sûr il est toujours possible de sauver «le soldat Ryan» (13) en rénovant le système capitaliste par des ajustements de réglementation et de gouvernance. Cependant, nous pensons que le système capitaliste libéral est en phase terminale. D’ailleurs, ce fut la montée délirante d’avarice et de spéculation qui a plongé le monde dans cette crise profonde. Donc, comme le problème est systémique, toutes les solutions durables nécessitent un retour impératif aux valeurs morales proposées par Platon et Confucius, il y a vingt-cinq siècles.

Construire un monde nouveau ?

Depuis plus de soixante ans, l’Éducation et la Justice (valeurs évoquées par Platon et Confucius) sont incluses dans tous les programmes du Fonds monétaire international (F.M.I.) et dans ceux de la Banque mondiale et des démocraties. Que pouvons-nous donc proposer de nouveau ? En vérité, même si nous suivons les recommandations sages et politiquement correctes des démocraties, ces efforts sont condamnés à l’échec ! Les réformes proposées sont toujours basées sur un modèle de valeurs matérialistes occidentales qui a entraîné le monde dans une impasse et un gaspillage, voire une surconsommation. Le problème de fond qui se dégage est que malgré le progrès des sciences, l’état de conscience des hommes a peu évolué pour y inclure une vision mondiale. De ce fait, comme les gouvernements sont impuissants à produire les  biens «publics» ou «métaphysiques» nécessaires, il est nécessaire que les organisations non gouvernementales (O.N.G.) et les individus agissent à leur place (14) ! Mais cette proposition n’est-elle pas une utopie ?

Face à la crise, plusieurs personnages contemporains ont tenté d’apporter une expérience intéressante qui a changé le destin de millions d’êtres humains par leur volonté et leur rêve d’un monde nouveau. Voici leurs exemples.

 Le projet de civilisation de Mohammad Yunus

Mohammad Yunus, créateur du micro-crédit
Mohammad Yunus, créateur du micro-crédit

L’économiste et entrepreneur bangladais Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix en 2006, a tenté de trouver des solutions pragmatiques pour aider les pauvres. En visitant des villages du Bangladesh, il rencontra à Jobra (village voisin de l’Université de Chittagong où il enseignait) un groupe de quarante deux femmes qui fabriquaient des tabourets en bambou. Parce qu’elles n’avaient pas de fonds propres pour acheter la matière première, les commerçants locaux leur prêtèrent de quoi l’acheter, et en échange, elles devaient leur vendre le tabouret à un prix déterminé, à peine supérieur au prix de cette matière première. Mohammad Yunus fut surpris de découvrir que le montant total des besoins de ces femmes, pour développer leur activité en toute indépendance, était seulement de 27 dollars mais que les usuriers imposaient un taux d’intérêt effectif de 1000% par an ! Aussi, leur prêta-t-il ses propres fonds, sans intérêt et sans collatéral (15), permettant à ces femmes de vendre leurs tabourets à de meilleurs prix et de sortir de ce cycle d’endettement qui les rendait esclaves. Fort de cette expérience, Mohammad Yunus fonda en 1976 la Grameen bank (16) pour apporter la micro-finance aux personnes démunies. Aujourd’hui il y a plus de dix mille institutions similaires dans quatre-vingt cinq pays avec cent quatre-vingt dix millions de clients, permettant à des millions de démunis de sortir de la pauvreté. Mais derrière ces chiffres impressionnants, il y a une philosophie consistant à aider les pauvres à se mettre debout. Ce projet est donc une concrétisation de la vision de Platon et Confucius, basée sur la responsabilité individuelle, l’honnêteté, la solidarité sociale et la dignité humaine. Ce système de banque «agit pour ceux qui agissent», comme le préconisait Ptah Hotep, vizir de l’Égypte antique, vers 2400 av. J.-C.

Pour les banques conventionnelles, la première règle est que l’on prête seulement aux gens qui n’en ont pas besoin. Ainsi, le concept de micro-finance fut une révolution puisqu’il octroya de petits prêts aux personnes pauvres, sans intérêt et sans collatéral. Ce qui est très étonnant c’est que la quasi-totalité des clients de la micro-finance sont des femmes (97%) et que les prêts sont accordés à des groupes de cinq personnes qui se portent caution solidaire pour le remboursement (17). Un nouveau prêt n’est possible qu’après le remboursement du premier (avec la possibilité de prolonger le prêt). En effet 96,7% des prêts sont remboursés, ce qui montre l’honnêteté et la fiabilité des emprunteurs pauvres. Une autre innovation est que les clientes doivent posséder un compte d’épargne et faire un dépôt minimum (même très petit) chaque mois. Elles doivent également signer une charte de comportement moral semblable à celle d’une école primaire de religieuses (18) ! Ainsi, la Grameen bank est-elle un vrai projet de civilisation !

Wangari Muta Maathai et la plantation d’arbres

Planter des arbres pour sauver le Kenya et la planète
Planter des arbres pour sauver le Kenya et la planète.

«C’est le peuple qui doit sauver l’environnement. Ce sont les gens qui doivent changer la mentalité de leurs dirigeants. Et nous ne pouvons pas être intimidés. Nous devons donc défendre ce que nous croyons. Et nous ne pouvons pas nous permettre de nous laisser intimider» dit Wangari Muta Maathaï (1940-2011), surnommée «La Femme Verte» (19), première femme africaine (originaire du Kenya) à remporter le prix Nobel de la paix en 2004. Sixième enfant d’une famille de paysans pauvres, elle devint professeur en biologie et en anatomie de médecine vétérinaire. Elle fut également une militante pour les droits des femmes et des hommes ainsi qu’une ardente écologiste. Comme le Kenya et tous les pays subsahariens étaient menacés par le manque d’eau chronique et l’érosion de terre arable, elle lança le projet «The Green belt movement» (mouvement de la Ceinture verte) en commençant par la plantation de sept arbres pour le Jour de la Terre. Sa finalité était simple : planter des arbres pour sauver le Kenya et la planète. Quand les médias vinrent pour l’interviewer, elle leur expliqua la finalité du projet puis a dit ensuite : «Cela suffit maintenant, tout le monde avec moi dans les champs !». C’est avec cette vision de solidarité humaine et de militance qu’elle a réussi faire planter trente millions d’arbres au Kenya pour le bien collectif : un bel exemple d’inspiration pour les idéalistes du monde.

Bill et Melinda Gates

La Gates fondation fut fondée par le père de William Henry Gates III, dit Bill Gates. Bill Gates (fondateur de Microsoft) et sa femme Melinda forment un couple parmi les plus riches du monde : ils ont légué la quasi-totalité de leur fortune à cette œuvre caritative (environ 36 milliards de dollars), à laquelle Warren Buffet (20) ajouta le même montant en 2006. Les Gates disposaient d’une fortune énorme mais ils étaient indignés par l’injustice du monde – surtout la disparité énorme entre l’espérance de vie dans les pays riches et les pays pauvres (21) –. En fait, trois maladies dans le Tiers-monde tuent 5,4 millions personnes chaque année : le paludisme en tue un million, la tuberculose environ 1,9 million, la plupart en Afrique et la troisième, le SIDA, 2,5 millions, dont 1,8 million dans les pays subsahariens. Ces maladies sont maîtrisables par la recherche et le développement. Mais les Gates ont découvert que la quasi-totalité du budget de recherche des grandes compagnies pharmaceutiques est attribuée au cancer, à l’obésité et à la perte des cheveux ! En ce qui concerne le SIDA, les traitements existent mais ils sont hors de prix pour les pays du Tiers-monde (22). En clair, les compagnies pharmaceutiques ne sont pas motivées pour investir dans la recherche de traitement des maladies tropicales ou d’aide aux victimes du SIDA du tiers-monde ! (23). Face à cette impasse, depuis 1994, la Gates fondation a fait un don de 9,6 milliards de dollars et vacciné 55 millions d’enfants dans les pays du Tiers-monde ! (24). Finalement, les compagnies pharmaceutiques assez gênées par cette mauvaise publicité, ont assoupli le droit d’accès aux médicaments des pays du Tiers-monde (25). Et les gouvernements des États-Unis et du Royaume-Uni, très embarrassés par ce geste humanitaire, ont également augmenté leurs propres contributions à l’Organisation Mondiale pour la Santé (O.M.S.)

Ainsi, les exemples évoqués ci-dessus démontrent que tout est possible si l’on ose rêver à un monde nouveau et meilleur. Il n’est donc pas nécessaire d’être milliardaire, mais seulement un citoyen doué de conscience, pour agir dans le monde.

Par James H. LEE 

(1) Les traités de Westphalie conclurent la guerre de Trente ans et la guerre de Quatre-vingts ans le 24 octobre 1648 ; ils mirent en place un système international spécifique de façon durable

(2) En français «Paix américaine», désigne l’hégémonie américaine dans le monde et la relative période de paix entre les pays occidentaux et les autres grandes puissances depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Les États-Unis assurent également le rôle de gendarme

(3) En français «Paix romaine», désigne la période de paix (Ier siècle – IIe siècle après J.-C.) imposée par l’Empire romain sur les régions contrôlées

(4) Voir The End of History and the Last Man, (en français, La fin de l’Histoire et le dernier homme), Francis FUKUYAMA, publié en 1989 dans le journal The National Interest et en français en 1993 aux éditions Flammarion

(5) Banque d’investissement multinationale proposant des services financiers diversifiés

(6) Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville (1805-1859), philosophe et homme politique, historien et écrivain français, auteur entre autre de La démocratie en Amérique, Tome 1 et 2, 1999, éditions Livre de Poche

(7) Les faiblesses systématiques des démocraties sont exposées dans La République de Platon et La démocratie en Amérique d’Alexis de Tocqueville

(8) Dans les démocraties qui fonctionnent relativement bien, il y a deux ou trois postes clé dont les détenteurs ne sont pas élus au suffrage populaire (le président de la Banque centrale, le chef de la Cour suprême de Justice et le chef des Armées)

(9) Les démocraties contemporaines sont confrontées à un dilemme profond : le manque de convergence vers une finalité commune. Voir l’économiste américain Olivier Williamson, The New Institutional Economics, Taking Stock and Looking Ahead, Journal of Economic Literature, 2000

(10) Concept ou idée, qui apparaît d’abord dans La Phénoménologie de l’esprit de Hegel, et qui serait présente à chaque instant dans le processus historique, processus qui ne connaît pas lui-même de terme final

(11) Le système de «capitalisme d’État chinois» est devenu dans le Tiers-monde le rival du modèle de capitalisme libéral. Il permet les choix intelligents – à long terme, pour le bien de tous – malgré des lacunes importantes en matière de libertés politiques et droits civils. En Europe, les vraies réformes structurelles ne sont appliquées que dans le cas extrême des crises profondes

(12) Le problème de fond est que les banques sont trop importantes pour autoriser une faillite. Ainsi, suite à l’effondrement d’une bulle spéculative, un problème de dette privé se transforme en dette publique. Dans le monde de la finance ultra-libérale, les bénéfices sont privatisés mais les pertes sont nationalisées !

(13) Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan) film de guerre américain réalisé par Steven Spielberg, sorti en 1998. Sauvetage d’un soldat américain en territoire français, en proie à la guerre entre Français et forces alliées et Allemands

(14) En Inde, les compagnies privées ou les ONG doivent assurer le transport, l’électricité pour leurs entreprises et même souvent l’infrastructure et la sécurité

(15) Actif transférable ou garantie apportée, servant de gage au remboursement d’un prêt dans le cas où le bénéficiaire de ce dernier ne pourrait pas satisfaire ses obligations de paiement

(16) Littéralement, «Banque des villages», (Grameen veut dire «auto-assistance»), banque spécialisée dans le micro-crédit. Crée officiellement en 1976 par muhammad Yunus au Bangladesh. Elle dispose de près de 1.400 succursales et travaille pour plus de 50.000 villages. Depuis sa création, elle a déboursé 4,69 milliards de dollars de prêts et affiche des taux de remboursement de près de 99 %

(17) Les femmes sont responsables de l’éducation des enfants et en général plus fiables que les hommes dans l’utilisation des fonds pour la famille

(18) Les règles les plus connues sont : promouvoir les quatre principes de la Grameen Bank dans toutes les circonstances de de la vie : Discipline, Unité, Courage et Travail, apporter la prospérité à la famille, réparer les maisons, cultiver les légumes, les manger et vendre l’excédent, contrôler la natalité, réduire au maximum les dépenses, s’occuper de la santé et de l’hygiène, instruire les enfants, garder l’environnement propre, consommer de l’eau potable ou faire bouillir l’eau, aider les autres, pratiquer la justice, rétablir l’ordre, investir pour des revenus plus élevés, participer à des actions sociales et collectives…

(19) Paroles extraites du film Nous resterons sur Terre (here to stay) de Olivier Bourgeois et Pierre Barougier en 2009

(20) Homme d’affaires philanthrope et investisseur américain. Il fait partie des hommes les plus riches du monde

(21) L’espérance de vie homme/femme dans la République Démocratique du Congo était en 1950 de 37,5 ans pour les hommes, 40,6 ans pour les femmes, en 2011 elle est de 47 ans pour les hommes et de 51 ans pour les femmes ; en France les chiffres comparables étaient en 1950 de 63,4 ans pour les hommes, 69,2 ans pour les femmes et en 2011 de 78,2 ans pour les hommes et de 84,8 ans pour les femmes

(22) En Amérique, un traitement coûte de 11 000 à 13 000 dollars par an. Malgré une offre de réduction d’environ 90%, les médicaments restent trop chers pour les pays pauvres avec un Produit intérieur brut (P.I.B.) de 1000 à 2000 dollars par personne

(23) La raison d’être pour ces priorités est que c’est la rentabilité et pas la mission humanitaire qui est à l’origine de l’industrie pharmaceutique. Dans l’Angleterre du XIXe siècle, les compagnies pharmaceutiques étaient des œuvres de charité !  

(24) La liste des dons est longue : 200 millions de dollars en 2003 pour la recherche sur le paludisme, 750 millions de dollars en 2005 pour les vaccins et immunisations, 250 millions de dollars à l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.), 300 millions de dollars pour le paludisme…

(25) La grande controverse sur les droits du Tiers-monde aux médicaments contre le SIDA de troisième génération à cause des brevets, était partiellement résolue dans le dernier Traité des droits intellectuels. Le compromis conclu permet aux pays pauvres d’utiliser des produits génériques beaucoup moins chers dans des conditions d’urgence exceptionnelle

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